Enseignante, blogueuse éducation et passionnée de littérature jeunesse, Lauriane a pour leitmotiv la pédagogie active, notamment par le théâtre, et la lecture pour tous. Retrouver tous ses articles
C’est l’heure de dormir. Une douce lumière diffuse sa chaleur et accompagne l’enfant vers la quiétude de l’endormissement. Avec sa veilleuse allumée, le tout-petit peut céder au sommeil et plonger dans la nuit sans crainte. Mais est-ce vraiment une bonne idée de maintenir une présence lumineuse au moment du coucher et pendant que l’enfant dort ? Lampe de chevet de faible intensité ou figurine nomade à placer dans le lit, la veilleuse devient un objet familier et rassurant dans l’univers de l’enfant. Quel est précisément son rôle, à quel âge la proposer et laquelle choisir pour les besoins de son enfant ? Faisons ensemble toute la lumière sur cet objet associé au rituel du coucher.
Le rôle de la veilleuse pour apaiser les peurs d’enfants
Si l’on songe aux premiers feux des hommes préhistoriques, on comprend aisément la fonction rassurante de la lumière dans la nuit. La veilleuse s’apparente au brasier qui éloigne les bêtes sauvages et compense la médiocre vision nocturne humaine. Pour les enfants, la veilleuse aide à vaincre la peur du noir et à combattre les monstres qui peuplent leur imaginaire à la nuit tombée.
La veilleuse pour surmonter ses peurs
Vers 2–3 ans, les enfants commencent à élaborer des scénarios fouillés dans lesquels ils interagissent en imagination avec des monstres, des voleurs, des animaux. Tapis sous leur lit ou derrière les rideaux de la chambre, ils surgissent quand la lumière décline et le sommeil approche. Tout comme Adémar le cauchemar créé par l’auteur jeunesse Claude Ponti (Le Cauchemar l’école des loisirs, 1998) , le monstre profite de la pénombre pour s’approcher dangereusement de l’enfant et fuit au moindre rayon de lumière.
De fait, la peur du noir perturbe l’endormissement de nombreux enfants. Les angoisses et peurs de la journée trouvent un écho dans la peur primitive de l’obscurité. Ainsi, plus la journée a été mouvementée et riche en émotions, plus l’enfant est susceptible d’avoir du mal à s’endormir lumière éteinte. D’où l’intérêt de proposer une veilleuse aux enfants pour faciliter leur sommeil Celle-ci rassure car, bien que de faible intensité, elle donne à voir l’environnement proche de la chambre. L’enfant distingue les contours des objets familiers et peut facilement vérifier qu’il n’y a rien de menaçant autour de lui. Il s’endort plus facilement entouré de ses doudous et du décor rassurant de sa chambre.
Détendu, l’enfant accepte plus aisément de lâcher prise s’il conserve des repères visuels stables. Il n’a plus besoin de vérifier que tout va bien et peut se concentrer sur des idées positives et agréables. Une histoire ou une musique douce renforcent ce sentiment de sécurité et favorisent d’autant plus le calme nécessaire à l’endormissement.
Une transition douce entre le jour et la nuit
L’un des grands atouts de la veilleuse est de faciliter la transition jour/nuit. Passer d’une pièce très éclairée (salon, salle de bain) à une chambre complètement sombre peut s’avérer brutal pour un enfant. Penser à allumer la veilleuse dans la chambre avant d’éteindre la lumière du couloir contribue à rassurer en évitant une rupture lumineuse totale. La pièce ne perd pas soudainement sa familiarité, elle garde trace de la présence de la journée.
Cette transition s’avère particulièrement essentielle au rituel de coucher du bébé ou du jeune enfant. Elle prolonge l’histoire et le câlin à travers cette lumière qui perdure. Le corps comprend progressivement que c’est le moment de ralentir, dans la logique du rythme circadien et sous l’effet de la production de mélatonine (hormone du sommeil). La baisse de luminosité agit comme un signal doux qui accompagne le coucher. Lorsque la veilleuse est allumée, l’enfant comprend que la journée est terminée et que c’est l’heure de dormir. La répétition du rituel chaque soir prouve à l’enfant qu’il n’est pas « abandonné dans le noir », mais que le coucher fait partie des étapes normales de la journée.
Se relever la nuit sans frayeur
Par ailleurs, la veilleuse joue aussi un rôle très pratique dans l’organisation du quotidien de l’enfant. Grâce à cette lumière toujours présente, l’enfant n’a aucun mal à trouver son chemin vers les toilettes s’il doit se relever dans la nuit. Il peut se déplacer sans peur et éviter les risques de chute. La veilleuse s’avère donc une aide très précieuse lors de l’apprentissage de la propreté, notamment pour surmonter sa peur du noir. Non seulement elle guide l’enfant, mais elle lui donne aussi du courage pour aller faire pipi et éviter ainsi « l’accident » nocturne.
Une veilleuse discrète – dans la chambre ou dans le couloir – permet à l’enfant de voir le chemin, de repérer la porte, d’utiliser les toilettes sans s’effrayer. Évidemment, il ne s’agit pas d’installer un éclairage violent, mais un point lumineux doux, suffisamment puissant pour sécuriser les déplacements.
À quel âge proposer une veilleuse et jusqu’à quand la garder ?
Ce sont des questions que les parents se posent fréquemment lorsque des troubles du sommeil surviennent chez l’enfant aux environs de 18 mois.
À partir de quel âge utiliser une veilleuse ?
On peut introduire une petite veilleuse pour bébé dès que l’enfant manifeste un inconfort dans le noir complet. Par exemple quand il pleure au moment d’éteindre l’éclairage ou lorsqu’il se réveille en pleine nuit. En outre, avec l’apparition du langage, certains enfants expriment clairement leur peur de rester seul la nuit.
De fait, la peur du noir apparaît le plus souvent vers l’âge de 2 ans, avec des difficultés à l’endormissement, un refus d’aller se coucher, des réveils nocturnes et des cauchemars. Cela peut être une bonne idée d’introduire une veilleuse à ce moment-là.
Jusqu’à quel âge la garder ?
Il n’y a pas de « date limite » recommandée. Chaque enfant évolue à son rythme et si certains n’ont jamais besoin de veilleuse, d’autres la gardent jusqu’à 8, 9 voire 10 ans. Toutefois, il se peut que votre enfant conserve sa veilleuse par habitude et non par besoin. Vous pouvez alors en discuter avec lui et sonder sa capacité à s’en passer.
Observez le comportement de votre enfant pour évaluer son besoin de veilleuse :
- si la veilleuse le rassure et diminue les réveils angoissés, c’est qu’elle répond à un besoin ;
- si, au contraire, il semble plus excité à cause d’ombres projetées ou d’une lumière trop forte, il peut être temps d’ajuster le modèle ou d’en réduire l’usage.
Quand éteindre la veilleuse après le coucher de l’enfant ?
Il y a plusieurs possibilités, à adapter en fonction de chaque enfant et de l’évolution de son état émotionnel.
- Laisser la veilleuse allumée toute la nuit. Cette option est valable si la luminosité est vraiment faible et ne gêne pas le sommeil. Elle convient aux enfants qui ont tendance à faire des cauchemars ou des terreurs nocturnes ;
- soit opter pour une veilleuse programmable qui s’éteint après 30–60 minutes, une fois l’endormissement installé.
L’idéal est de suivre le rythme de l’enfant. Certains demanderont eux‑mêmes à la retirer, d’autres auront besoin d’une phase intermédiaire : baisser l’intensité, éloigner la lampe, la laisser seulement dans le couloir, fournir une lampe de poche.
La veilleuse : un rituel d’apaisement pour s’endormir
Un rituel d’endormissement régulier permet de maintenir un fil conducteur entre la journée et la nuit.
L’importance du rituel d’endormissement pour les enfants
Il offre à l’enfant des repères stables en introduisant les mêmes gestes et mots toujours dans le même ordre. Les plus jeunes y trouvent des repères pour se situer dans le temps et anticiper l’heure du coucher. Cette prévisibilité réduit l’excitation et le stress de fin de journée. En répétant chaque soir les mêmes étapes simples — pyjama, brossage des dents, histoire, câlin, veilleuse — le corps et le cerveau associent progressivement ce déroulé à l’idée de détente et de sommeil.
Sur le plan émotionnel, ce rendez-vous du soir renforce le sentiment de sécurité et de réassurance affective. L’enfant maîtrise le déroulement de la journée, il sait qu’avant de se séparer pour la nuit, il passera un moment privilégié avec ses parents. Durant ce temps calme, l’enfant profite d’un espace de dialogue où raconter sa journée et recevoir une écoute attentive. Cela l’aide à relâcher les tensions accumulées dans la journée et à entrer plus sereinement dans le sommeil.
La place de la veilleuse dans le rituel d’endormissement
Plus qu’une simple lampe, la veilleuse peut devenir un objet à part entière associé au rituel du coucher. Ses formes généralement rondes et douces, sa couleur, sa texture et l’évocation d’un petit animal ou héros connu contribuent à créer un climat rassurant. L’enfant s’endort avec un petit ours, un mouton, une chouette ou le personnage de Barbapapa qu’il accueille comme un doudou dans son lit. Ce n’est plus seulement la lumière mais l’objet lui-même qui apporte réconfort et sentiment de sécurité. S’en saisir signifie que les activités sont terminées. C’est souvent juste après l’histoire, au moment du câlin, ou quand on dit la phrase rituelle du coucher « Bonne nuit, à demain ! ».
Attention toutefois, le rituel n’a rien d’automatique et c’est la répétition des étapes qui se conclut par l’allumage de la veilleuse qui rend le rituel efficace. Au bout de quelques jours à quelques semaines, la présence de la veilleuse allumée est censée déclencher un réflexe de détente. Si ce n’est pas le cas, évaluez l’environnement pour éliminer d’autres causes qui pourraient gêner l’endormissement de votre enfant (bruits, efficacité des rideaux ou volets, température de la pièce, digestion, nez bouché, fièvre, anxiété…).
Combiner veilleuse et histoires audio
Un axe particulièrement intéressant pour les 2–12 ans est la combinaison veilleuse + histoires audio. L’écoute audio invite à l’intériorité. Plongé dans une lumière de faible intensité, l’enfant visualise les scènes dans sa tête, se concentre sur la voix, les mots, la musique. Sur son enceinte Merlin, il retrouve ses contenus favoris et peut compléter son rituel du coucher par l’écoute d’une histoire doudou qu’il aime entendre encore et encore. La douce lumière de la veilleuse associée aux voix des comédiens et une intrigue connue contribuent au relâchement sensoriel et émotionnel. L’enfant n’a pas besoin d’être hyper attentif, il sait qui va prendre la parole et comment se termine l’histoire. Il a plaisir à retrouver cet univers de fiction qui le berce et le conduit doucement vers le repos.
Comment combiner veilleuse et enceinte audio ?
Voici quelques façons d’utiliser la combinaison « veilleuse+ enceinte audio Merlin » :
- Choisissez une histoire audio du soir spécialement dédiée à l’endormissement : un conte doux, une aventure calme, une histoire poétique sur la nuit, la lune, les rêves.
- Lancez une musique douce, une séance de méditation ou de relaxation, puis quittez la chambre en laissant l’enfant écouter. La lumière douce et l’audio créent une routine apaisante très sécurisante.
- Pour les plus grands (6–12 ans), proposez des podcasts ou histoires plus longues, avec la consigne : « Quand l’histoire est terminée, tu fermes les yeux et tu imagines dans ta tête. »
Sélection de contenus audio “calmes” sur l’enceinte Merlin
Retrouvez les contenus dédiés au calme sur votre enceinte Merlin :
- Bonne nuit (RTBF, sans supplément)
- Mélodies du calme (Merlin playlist, sans supplément)
- Découverte de la méditation avec PetitBambou (sans supplément), Le Voyage intérieur (PetitBambou, 9,90 euros), Les Aventures d’Aïna et Clément (PetitBambou, 9,90 euros)
- Calme et attentif comme une grenouille, le best-seller d’Eline Snel (Les Arènes, 12 euros)
- Contes de la nature vol. 1 (Hatier, 8,95 euros) et Contes de la nature vol. 2 (Hatier, 8,95 euros)
- Petites relaxations en famille (Hatier, 12 euros)
En parcourant le catalogue, vous trouverez également d’autres contenus musicaux ainsi que des histoires et contes audio adaptés au calme.
Choisir la meilleure veilleuse pour son enfant
Face à la multitude de modèles, comment choisir une veilleuse pour enfant qui rassure sans perturber le repos ? Quelques critères simples peuvent guider votre choix.
Intensité : trop fort ou trop faible ?
Certains enfants réclament une lumière puissante pour percevoir chaque recoin de leur chambre… au risque d’avoir du mal à s’endormir. Pensez à bien vérifier la puissance de l’ampoule : pas trop forte mais pas trop faible non plus (risque d’ombres inquiétantes !).
Les veilleuses perturbent-elles le sommeil ? Cette question revient souvent et elle est légitime. La réponse est oui, certaines veilleuses mal réglées — lumière trop intense ou mal orientée — peuvent gêner la production de mélatonine et maintenir l’enfant dans un état de vigilance. Pour éviter cela, privilégiez une veilleuse de faible intensité, placez-la à distance du lit, orientée vers un mur ou le sol, plutôt que directement vers les yeux. Enfin, si possible, choisissez un modèle avec un variateur d’intensité, afin d’ajuster la luminosité selon l’âge et la sensibilité de l’enfant.
Quelle couleur de lumière pour une veilleuse enfant ?
Sans surprise, il est préférable d’opter pour des teintes chaudes et douces (ambre, jaune chaud, orangé, parfois rouge très doux). Une lumière chaude rappelle davantage les lumières naturelles du soir (coucher de soleil, bougie), qui sont instinctivement associées au coucher. Pour cette raison, on trouve des lampes de chevet qui proposent un mode « lumière chaude » ou « nuit », à activer le soir au moment d’aller au lit. Cela peut être une bonne alternative à la veilleuse pour les plus grands qui lisent avant de s’endormir.
À l’inverse, les lumières blanches froides ou bleutées sont à éviter pour la nuit, car elles peuvent donner un signal d’éveil au cerveau. Par ailleurs, méfiez-vous des lampes qui changent de couleurs : la baisse d’intensité pendant la transition crée un effet d’attente qui maintient en veille.
Adapter la veilleuse aux usages : lecture, endormissement, réveils nocturnes
Une veilleuse n’a pas toujours la même fonction : selon le moment de la soirée, l’enfant peut avoir besoin d’un éclairage plus ou moins fort. D’où l’intérêt des modèles polyvalents.
Pour les plus grands (6–12 ans) qui lisent seuls le soir, on peut choisir une petite lampe avec lumière douce mais suffisante pour lire, puis réduire l’intensité ou passer en mode veilleuse pour l’endormissement. L’avantage du variateur d’intensité est de pouvoir passer d’une lumière pour la « lecture » — plus forte, mais toujours chaude — à une lumière de « pré‑sommeil » — plus faible — puis à une veilleuse quasi infime qui reste allumée ou s’éteint progressivement. En outre, il existe aussi des veilleuses programmables. Ces dernières diminuent progressivement l’intensité ou s’éteignent au bout d’un temps donné. C’est un bon compromis pour rassurer l’enfant au moment du coucher tout en préservant le sommeil dans une luminosité restreinte.
Enfin, si vous voulez cocher tous les critères pour optimiser l’endormissement de vos enfants, vérifiez l’ensemble des équipements liés au sommeil : matelas, sommier, oreiller, couette, doudou, linge de lit, aération de la pièce, chauffage, etc. Tous ces accessoires de nuit composent un environnement rassurant dont l’enfant a besoin pour s’endormir.

Une veilleuse aide-t-elle vraiment au sommeil ?
En résumé, la veilleuse n’est ni magique ni obligatoire. En revanche, correctement utilisée, elle peut réduire la peur du noir et des monstres et prolonger la présence du parent au moment de la séparation de la nuit. Elle instaure un climat doux et serein dans le cadre du rituel du coucher et permet une transition plus facile du jour vers la nuit. La veilleuse rend également service pour rassurer lors des réveils nocturnes et accompagne l’enfant dans ses déplacements aux toilettes pendant l’acquisition de la propreté. Combinée à l’écoute d’histoires sur l’enceinte Merlin, la veilleuse aide l’enfant à glisser paisiblement vers le sommeil. Il se réveille reposé et de bonne humeur le lendemain matin, prêt à attaquer une nouvelle journée de découvertes et d’apprentissages !
Et chez vous, comment ça se passe ? Si vous voulez partager votre expérience et vos conseils pour utiliser au mieux une veilleuse pour enfant, rendez-vous sur nos réseaux sociaux Facebook et Instagram !



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